L’élevage de moutons en Islande : un événement spécial

En Islande, l’élevage des moutons fait partie de sa principale activité agricole. Principalement élevés pour la viande, le nombre de ces animaux est compté jusqu’à plus de 450 000 moutons sur le territoire, soit plus que le nombre d’habitants. Chaque automne, les moutons sont chassés des hauts plateaux islandais pour retourner dans les vallées. La collecte de moutons est un événement important pendant l’année islandaise.

Moutons en Islande : en mai les agneaux viennent

Le printemps est le temps de l’agnelage. En mai, la vie des éleveurs de moutons est transformée en un service de sage-femme 24 heures sur 24. Habituellement, les moutons sont encore dans la grange à ce moment-là, car il peut faire assez froid dehors et les possibilités de pâturage sont encore limitées. La naissance a donc lieu à l’intérieur, dans un environnement chaud et sûr. Pour l’agriculteur, cela rend le travail beaucoup plus agréable mais surtout, cela lui permet de garder une bonne vue d’ensemble. Et cela peut être vital dans certaines circonstances. L’obstétricien de garde doit être constamment en alerte. Il doit observer le troupeau, détecter les premiers signes d’une naissance imminente et séparer la brebis enceinte du reste du groupe. En cas de complications, il doit intervenir pendant l’accouchement et après la naissance, il doit s’assurer que les nouveau-nés sont en bonne santé et peuvent boire du lait sans problème. Il doit également administrer des médicaments, mettre à jour les registres de naissance, marquer les agneaux, distribuer de la nourriture et de l’eau et, surtout, veiller à ce que les agneaux et les brebis se développent avec vigueur et joie.

La période d’agnelage : intensive, épuisante et belle

La période d’agnelage est une phase extrêmement intensive. Le travail ne s’arrête jamais, aucun autre sujet n’a une importance similaire. Le sommeil et les repas jouent un rôle secondaire minimal. Le travail peut être compliqué et difficile, parfois triste, mais il y a surtout beaucoup de moments merveilleux. Regarder une nouvelle vie naître, sa vulnérabilité, l’affection de la mère, le développement rapide des petits. Comme ils peuvent être heureux, curieux, enjoués et agiles. Et combien est grande la sensation d’un petit paquet doux et chaud dans leurs bras.

Sortez de l’enclos, jusqu’au plateau

Quand les agneaux ont une dizaine de jours, les brebis et les petits quittent l’enclos familier. Les animaux passent la première fois dehors dans les prés près de la ferme. Mais ensuite, ils se déplacent sur les plateaux et dans les montagnes. Pendant environ deux mois, les moutons parcourent les hauts plateaux, non pas en troupeau et non accompagnés par un berger, mais généralement en “triple pack” : une brebis et deux jeunes moutons. Les animaux adultes connaissent déjà leur chemin. Ils savent où ils peuvent le mieux étancher leur soif, où pousse l’herbe la plus juteuse et où trouver des herbes savoureuses. En bonne compagnie, les agneaux prospèrent et se développent rapidement.

“Göngur” mais le rassemblement des moutons

Fin août annonce l’automne. Les feuilles des buissons changent de couleur, les jours deviennent plus frais et les soirées plus sombres. Il est temps de rentrer chez soi. Mais cela ne se fait pas volontairement. Dans les fermes, les éleveurs se préparent à rassembler les moutons. Il est appelé “Göngur”. Les plans sont discutés, les collations sont emballées, les sacs de couchage sont sortis des placards et des vêtements chauds et imperméables sont apportés. A l’extérieur, on vérifie les fers des chevaux, on attache les sacoches et on remplit les véhicules. L’ambiance est bonne. Les gens attendent avec impatience, la montagne, la compagnie des autres, les moutons. L’espoir d’un beau temps, sans pluie ni brouillard. Et puis ça commence sur des chevaux robustes, avec des pick-up colorés ou même des motos et des quads tout-terrain. Il est également possible de se déplacer à pied un peu plus lentement.

Montagnes, champs de lave, oasis verts : les endroits préférés des moutons

Selon la région, la recherche et le rassemblement prennent de un à trois jours. Ils dorment dans de simples cabanes de montagne et mangent surtout à l’extérieur. En tant qu’équipe, vous êtes sur le terrain, vous prenez soin les uns des autres et des animaux. Les agriculteurs connaissent leur terre, les montagnes escarpées et les champs de lave rugueux, les rivières et les lacs de montagne ainsi que les petites oasis vertes et cachées. Les lieux préférés des quadrupèdes. Peu à peu, le troupeau s’agrandit et le groupe de personnes et d’animaux se met lentement en route vers la maison.

L’accueil sera la flotte de jeunes et de moins jeunes, largement parcourue et épuisée. Tous ceux qui ne sont pas allés dans les montagnes viennent à la réception. On surveille les petits agneaux préférés du printemps, qui sont à peine reconnaissables maintenant. La plupart d’entre eux ont tellement grandi. Des histoires sont racontées, des histoires sur la façon dont s’est déroulée la rafle dans les montagnes. Il y a même des chants. Mais le troupeau est fatigué, les chercheurs aussi. Ils prennent un repos bien mérité.

Il y a ensuite “Réttir”, l’événement où chaque éleveur doit trier ses moutons de tout le troupeau. Dans un enclos rond au milieu, tous les animaux sont d’abord rassemblés. De plus petits enclos rayonnent de cet enclos, de sorte que l’ensemble ressemble à un gâteau avec des morceaux individuels venant du haut. Chaque agriculteur se voit attribuer une “part de gâteau” dans laquelle il doit conduire ses moutons. Comme les amis à quatre pattes sont tous marqués aux oreilles, l’ensemble se passe plutôt bien. De nombreux agriculteurs reconnaissent aussi leurs moutons “comme ça”. Par la couleur gris foncé, par le museau étroit, par la posture droite et fière : “C’est la Grána. Quand tout est fini et que chaque fermier a ses moutons, à pied, ce dernier tronçon, jusqu’à la ferme et la grange familière et chaude.

Maison en automne quand le vent du nord souffle

Et c’est bien parce que l’automne est déjà là. Le ciel est toujours sans nuage, les couleurs si merveilleusement intenses, l’odeur de la bruyère si fraîche. Mais derrière le prochain virage, le froid est déjà présent, le vent du nord reprend de la vigueur et personne ne sait combien de temps il faudra avant la première tempête d’automne.

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